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Petite taxe… grand impact : comment les transferts numériques vident progressivement l’argent des citoyens

Dans la loi de finances 2026, l’État mauritanien a instauré une taxe de 0,1 % sur chaque transfert électronique dépassant 5 000 nouvelles ouguiyas, effectué via les applications ...
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Dans la loi de finances 2026, l’État mauritanien a instauré une taxe de 0,1 % sur chaque transfert électronique dépassant 5 000 nouvelles ouguiyas, effectué via les applications numériques. Présentée comme une taxe faible, cette mesure a en réalité un effet cumulatif important qui peut, à long terme, réduire fortement la valeur de l’argent qui circule entre les citoyens.

Comment fonctionne cette taxe ?

Le principe est simple : chaque fois que de l’argent est transféré, une taxe est prélevée.

Si une personne transfère 1 000 000 d’ouguiyas, l’État prélève immédiatement 1 000 ouguiyas. Le bénéficiaire reçoit donc 999 000 ouguiyas.
Si ce bénéficiaire transfère à son tour ce même montant, la taxe est de nouveau appliquée.
À chaque transfert, l’argent diminue un peu, tandis que la somme des taxes perçues par l’État augmente.

👉 La taxe est payée à chaque déplacement du même argent.

Un exemple simple

  • 1er transfert : l’État prélève 1 000 ouguiyas
  • 10 transferts : l’État a déjà perçu 9 960 ouguiyas
  • 100 transferts : l’État a perçu 95 208 ouguiyas
  • Après environ 3 000 transferts, l’État aura récupéré près de 950 000 ouguiyas, et il ne restera qu’un peu moins de 50 000 ouguiyas, seuil à partir duquel l’argent devient exonéré.

Autrement dit, un même million d’ouguiyas peut presque entièrement finir dans les caisses de l’État simplement en circulant de main en main.

Une décision qui contredit la politique précédente

Cette taxe va à l’encontre de la politique qui encourageait l’utilisation des paiements numériques pour réduire l’usage du cash et moderniser l’économie. En rendant les transferts électroniques plus coûteux, l’État pousse les citoyens à revenir aux paiements en espèces.

Pourquoi cette taxe déçoit

Elle arrive à un moment où beaucoup espéraient une amélioration des conditions de vie avec le début de l’exploitation du gaz naturel. Au lieu d’alléger la pression sur les citoyens, cette nouvelle taxe ajoute une charge supplémentaire qui touche les gestes du quotidien : payer des factures, recevoir un salaire, aider un proche.

Ce que cela change pour le citoyen

Chaque transfert fait perdre un peu de valeur à l’argent. À la fin, le coût de la vie augmente discrètement, et l’économie numérique risque de ralentir.
Pendant ce temps, l’État considère cette taxe comme une source importante de nouvelles recette
s.

Conclusion

Derrière une taxe présentée comme faible, se cache un mécanisme qui épuise progressivement l’argent des citoyens. Cette situation mérite un débat national sur l’équité fiscale et sur l’impact réel de ces décisions sur la vie quotidienne.

Par l’ingénieur El Hadj Sidi Brahim Sidi Yahya

📌  Plus d’actualités sur le lien :https://www.elhodh.info/fr/al-hawd-news-3/


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