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Trump annonce l’occupation du Venezuela et l’opposition israélienne fait allusion à l’Iran

Le président américain Donald Trump a annoncé, lors d’une conférence de presse tenue à la Maison Blanche le 3 janvier 2026, l’intention des États-Unis de gérer ...
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Le président américain Donald Trump a annoncé, lors d’une conférence de presse tenue à la Maison Blanche le 3 janvier 2026, l’intention des États-Unis de gérer temporairement les affaires du Venezuela « jusqu’à ce qu’un transfert politique sûr soit garanti », suite à une opération militaire qualifiée de « chirurgicale » qui a conduit – selon le récit américain – à l’arrestation du président Nicolás Maduro et de sa femme, transférés à New York pour y être jugés.

Déclarations sans précédent et escalade ouverte

Trump a déclaré que « les forces américaines sont déjà sur place » et y resteront jusqu’à l’accomplissement d’un « transfert approprié et sûr », avertissant d’une vague supplémentaire de frappes si nécessaire, et affirmant que Washington « ne permettra pas le retour des terroristes ou des dictateurs ». Il a qualifié l’opération de « magnifique et précise », mentionnant des blessures légères parmi les troupes sans victimes mortelles.

Ces déclarations, par leur langage d’administration directe d’un État souverain, reflètent un tournant radical dans l’approche de Washington envers Caracas, ouvrant la voie à un scénario d’occupation temporaire sous couvert de « transfert sûr », avec une menace explicite d’escalade supplémentaire.

Détails de l’opération militaire : « Détermination absolue »

Le chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine, a confirmé des affrontements durant l’opération et des tirs contre les hélicoptères américains. Il a précisé que la mission, baptisée « Détermination absolue », a été lancée à la demande du Département de la Justice américain et a impliqué environ 150 avions depuis divers sites mondiaux.

Caine a expliqué que les avions de combat américains ont neutralisé les défenses aériennes vénézuéliennes pour permettre aux hélicoptères d’entrer à Caracas, une des machines ayant été touchée mais ayant continué à voler. Il a mentionné le déploiement d’équipes supplémentaires pour arrêter Maduro et sa femme, l’opération entière ayant duré environ deux heures et vingt minutes, s’appuyant – selon lui – sur « des décennies d’expertise dans la lutte antiterroriste ».

Réactions régionales : Israël fait allusion à l’Iran

Les réactions ne se sont pas limitées aux cercles occidentaux et onusiens, mais se sont étendues au Moyen-Orient. Le chef de l’opposition israélienne, Yair Lapid, a commenté l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro, dans une allusion dépassant le cadre vénézuélien lui-même.

Lapid a écrit, en anglais, sur son compte officiel sur la plateforme X :
« Le régime en Iran devrait prêter une attention particulière à ce qui se passe au Venezuela. »

Ce commentaire est interprété comme un message de dissuasion indirect adressé aux régimes classés parmi les adversaires ou alliés stratégiques de Washington, l’Iran en tête. Il reflète une lecture israélienne considérant que l’usage de la force pour arrêter ou renverser des dirigeants hostiles pourrait constituer un précédent applicable dans d’autres contextes géopolitiques, ajoutant une dimension internationale plus sensible à la crise vénézuélienne.

Ces réactions confirment que ce qui s’est passé au Venezuela n’est plus un événement local ou régional isolé, mais est lu à plus grande échelle comme un changement des règles d’engagement internationales, un message politique et sécuritaire dépassant les limites de l’Amérique latine.

Division interne américaine

À l’intérieur des États-Unis, l’opération a provoqué une division nette au Congrès. Alors que la plupart des républicains ont exprimé un soutien ferme à l’action de Trump, les démocrates ont qualifié l’opération d’« injustifiée constitutionnellement » et de « violation du droit international », d’autant plus que les chefs du Congrès connus sous le nom de « Gang des Huit » n’ont pas été informés au préalable, mais seulement après le début des frappes – ce que Trump a justifié par « la crainte des fuites ».

Les républicains voient l’opération comme relevant des « pouvoirs du président » pour protéger les forces américaines et exécuter des mandats d’arrêt contre Maduro, accusé dans des dossiers de trafic de drogue et de terrorisme, tandis que les démocrates insistent sur le fait qu’une action militaire de cette ampleur nécessite une autorisation explicite du Congrès, relançant des résolutions visant à bloquer l’usage des forces américaines contre le Venezuela sans mandat législatif.

Condamnations et avertissements internationaux

À l’international, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a averti que ce qui s’est passé constitue une « précedent dangereux » pouvant menacer la stabilité en Amérique latine, insistant sur la nécessité de respecter la Charte des Nations Unies, la souveraineté des États et l’interdiction de recourir à la force hors du cadre de la légalité internationale, appelant à un dialogue politique inclusif au Venezuela.

La France est allée plus loin : son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a qualifié l’opération d’« violation flagrante du droit international », avertissant de « conséquences graves sur la sécurité mondiale ». Il a souligné que l’imposition de solutions politiques de l’extérieur contredit le principe d’interdiction de la force, et que « les peuples souverains décident seuls de leur destin », rappelant la « responsabilité particulière » des États-Unis en tant que membre permanent du Conseil de sécurité.

Questions de légitimité et conséquences

Ce développement soulève des questions fondamentales sur la légitimité de l’intervention militaire en l’absence d’autorisation du Conseil de sécurité, et sur les limites de l’usage de la force sous prétexte de « transfert sûr ». Il place la région face aux risques d’instabilité et d’internationalisation, menaçant de redessiner les règles d’interaction internationale par la force.

Entre le récit américain d’« sauvetage et transfert », et les condamnations internationales avertissant d’une sape de l’ordre international fondé sur les règles, le Venezuela reste suspendu entre une réalité sur le terrain obscure et un avenir politique ouvert à toutes les possibilités. Le monde attend la réponse officielle du Venezuela et les développements des prochains jours pour savoir si cette « occupation temporaire » mènera à une véritable solution ou à un nouveau cycle d’escalade et de chaos.

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